La Velesia est née d'un miracle désespéré lors de la Grande Nuit, un hiver mythique qui plongea la région dans les ténèbres et la famine pendant trois ans. Alors que les treize tribus slaves d'origine s'entretuaient pour survivre, le chef de clan Radomir s'enfonça seul et sans armes dans la forêt primitive pour invoquer Veles, le dieu cornu des profondeurs, de la terre et des eaux.
Le dieu accepta de sauver les tribus à une condition : qu'elles abandonnent le culte du fer et de la guerre pour fonder une nation basée sur la sacralité de la terre et le respect absolu de la parole donnée. Veles gratta la neige, révélant le Tchernozem (la terre noire), une couche de sol fertile qui se mit à produire du blé en plein gel. Radomir unifia les tribus et posa les fondations de la capitale, Volesgrad, à l'endroit même du pacte.
Le projet politique de la Velesia rejette le modèle des empires absolutistes voisins. Il repose sur trois piliers :
Le Kniaz (Grand-Duc) et le Conseil des Sages : Le pays est dirigé par un souverain (descendant de la lignée de Radomir), mais ses pouvoirs sont limités par le Conseil des Anciens, qui sont chargés de voter les lois et de prendre les décisions utiles au pays.
La Justice du Serment : En Velesia, la loi écrite est secondaire face à la parole donnée. Les contrats commerciaux et les traités politiques sont signés par un rituel impliquant de verser de l'eau sur de la terre. Briser un serment est le crime suprême, puni de l'exil immédiat dans les forêts sauvages, car cela est perçu comme une malédiction jetée sur la fertilité du pays.